Ca peut tout changer

ÇA PEUT TOUT CHANGER un film de Bart Vermeer écrit et interprété par le collectif « L’Apprêt »

Thématique:

Quand la dépression ne connait pas la crise… l’avenir parait sombre et sans issue.
NEZ en moins ou en plus, une vétille, un regard, un geste, une attention et … “ça peut tout changer”.
Court-métrage asseNEZ pour une équipe de ciNEZastes entraiNEZ, parraiNEZ par deux professionNEZls de la santé mentale et enrubaNEZ par des acteurs fraichement NEZ.
Un film remarquable et un caméo de fin sont vous serez étonNEZ.

ça peut tout changer – trailer from Bart S. Vermeer on Vimeo.

Le court-métrage “ça peut tout changer” est né grâce à la collaboration entre un groupe de patients et de thérapeutes de “L’apprêt”, hôpital de jour psychiatrique du Centre hospitalier Hornu-Frameries (CHHF), le Gsara asbl et le réalisateur, Bart Vermeer.

Ce film permet à ces personnes en difficulté psychologique de se dépasser et de retrouver petit à petit du sens au quotidien en s’accrochant au projet collectif : faire ensemble du cinéma. Ils ont choisi de témoigner de leur détresse en se servant de la caméra et de s’assumer en tant que personnes fragilisées à un moment de leur vie.

Un atelier de cinéma mis en place il y deux ans à l’hôpital de jour psychiatrique d’Hornu, s’est concrétisé par la réalisation d’un court-métrage d’une vingtaine de minutes. Le film raconte, avec poésie et humour, comment Georges, un père de famille maussade, parvient à sortir de la dépression avec l’aide d’un petit nez rouge.

Pour devenir comédiens et affronter la caméra, les patients ont souvent dû repousser leurs limites et bousculer leur quotidien. Après plusieurs mois de préparation, ils ont vécu pendant quelques jours au rythme d’un tournage professionnel mis en place par le Gsara, qui a également assuré la postproduction.

Aujourd’hui, ils sont fiers de leur film mais appréhendent un peu la première prévue le 16 janvier 2013.

Exploitation:

capeutoutchager-psy2 La dépression,  le stress,  les troubles du comportement, sont des problématiques toujours délicates à aborder pour la personne et pour le personnel médical qui la prend en charge lorsque l’on recourt à la psychothérapie ; mais aussi pour les proches, le sujet est toujours complexe à aborder tant les causes de la « maladie » sont nombreuses et plurifactorielles. La prise en charge nécessite ainsi une approche sur plusieurs plans.

Ce film fournit une approche cognitivo-comportementale  originale dans le cadre d’une psychothérapie. Elle favorise l’interrogation sur ses propres fonctionnements, ses comportements et les idées qui s’y rattachent.

ça peut tout changer – Capture du reportage de Tele Mons-Borinage. 17/01/2013.

 

Rencontre avec ces nouveaux comédiens.

Comment est né ce projet de film ?

Paulette – José [l’animateur] nous a parlé d’un festival sur le thème de la santé (Festival International du Film de Santé http://www.imagesante.be à Liège). On avait le choix entre plusieurs thèmes et on a choisi de travailler l’estime de soi.

Françoise – Chacun a apporté un peu de ses idées. Au départ, c’était basé sur un clown et puis ça a évolué. On a gardé le nez et on en a fait autre chose…

Massimo – Si on a gommé le clown c’est parce qu’on a voulu parler de la dépression, de comment on se sent. Seul Georges voit le nez. Le nez, ça lui sert à se sentir bien, ça lui donne l’impression qu’il est intouchable.

Paulette – Quand il met le nez, il retrouve l’estime de lui. Mais à la fin, il n’en a plus besoin car il a retrouvé complètement l’estime de lui-même.

Massimo – On est tous un peu dépressifs ici et…il y avait certaines scènes qui ressemblaient fort à ce qu’on vit réellement, donc c’était un peu dur. Quand il y a une caméra qui filme, c’est encore plus dur. On se dit que tout le monde va découvrir ça. Mais finalement, on s’y habitue et à la fin ça va.

Qu’est-ce que ça change d’avoir travaillé avec une équipe de tournage professionnelle ?

Massimo – Premièrement, on s’est senti quand même un peu importants. Tout en étant malades, on nous considérait quand même comme des gens plus ou moins normaux. L’équipe a trouvé le sujet assez sérieux que pour pouvoir en faire un film et ils ont vu qu’on était quand même capables de faire quelque chose de bien.

Au départ, on ne s’imaginait jamais que ce serait une vraie équipe qui allait venir filmer. On croyait que ça resterait une histoire entre nous et c’est tout. Mais on ne le regrette pas, c’est vrai que c’était une belle expérience.

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Avec un peu de recul, que vous a apporté cette expérience ?

Paulette – On a appris à être à l’aise par rapport à des choses auxquelles auparavant on n’aurait pas pu faire face. En ce qui me concerne, j’ai dépassé mes limites. C’était une bonne expérience pour moi. Je ne voudrais pas ne pas l’avoir fait.

Marie-Pascale – On a appris à jouer, à être un peu comédiens, même si c’est un film sans prétention. Et moi, ça me donne envie de recommencer… Et que ça ait pu arriver jusqu’au bout comme ça, c’est extraordinaire.

Massimo – Oui, ça m’a apporté beaucoup de confiance en moi et ça m’a ouvert beaucoup de portes. Il y a certaines choses que je n’osais pas faire avant et que je fais maintenant sans problème. Par exemple, je n’aime pas être dans un lieu où il y a beaucoup de gens, je ne me sens pas à l’aise. Mais Françoise, tout en couleurs dans le rôle de Louise.

« Pour le costume, j’ai été obligée de mettre des couleurs, ça m’a un peu changée. Je me suis dit, si je peux le faire pour le film, je peux le faire après… »


Réalisation : Bart Vermeer
Assistant réalisateur : Loys Ledent
Image : Pablo Castilla
Son : Louis Storme
Montage : Roberto Ayllon
Mixage : Omar Perez
Musique : « Qu’on en rie » de Salvatore Adamo