Exploitation du travail programmée

L’humanité est en train de vivre un processus de transformation colossale : l’automatisation intégrale et généralisée. Notre plus grand défi est de faire en sorte que l’innovation technologique n’entraîne pas l’accroissement des inégalités et l’appauvrissement des gens. Ce n’est pas une fatalité. Les robots peuvent nous libérer du travail pénible, de l’esclavagisme. Ne tombons pas dans un nouvel esclavagisme et remettons l’homme au centre des stratégies d’automatisation du travail.

L’humanité est en train de vivre un processus de transformation colossale : l’automatisation intégrale et généralisée. Amazon gérera bientôt ses immenses entrepôts de manière totalement automatique, le premier producteur de matériel informatique Foxconn prévoit de mettre en place un million de robots dans ses usines d’Inde et de Chine. Atlas, Sophia, Asimo ou Nao sont les derniers-nés des progrès de l’intelligence artificielle. Deep Knowledge Ventures, entreprise de Hongkong spécialisée dans la gestion de dons à haut risque, vient de nommer Vital au CA, un robot qui veillera à préserver les intérêts financiers de l’entreprise et à déterminer les investissements les plus rentables, en bonne intelligence… artificielle. Dans la logique capitaliste néolibérale, le développement technologique ne va pas de lui-même conduire à l’émancipation. A moins que nous changions de logiciel…

Notre plus grand défi est de faire en sorte que l’innovation technologique n’entraîne pas l’accroissement des inégalités et l’appauvrissement des gens. Ce n’est pas une fatalité. Les robots peuvent nous libérer du travail pénible, de l’esclavagisme. Ne tombons pas dans un nouvel esclavagisme. Mais pour cela, il faut imposer le partage des bénéfices, inclure les travailleurs dans la prise de décision,… C’est cette vision que nous devons défendre. Sans changement des rapports de force sociaux entre travail et capital, l’automatisation ne fera que renforcer les tendances existantes à la précarisation, à l’exploitation, à la dérégulation, à la dispersion de la classe ouvrière et à la dissolution de la démocratie. La démarche doit être celle d’une amélioration du travail et non le simple remplacement avec un objectif productiviste.

Remettons l’homme au centre des stratégies d’automatisation du travail.

  • Avenir du travail & (in)sécurité sociale

Samedi 25 novembre 2017
Bruxelles
Au Centre Culturel la Vénerie
Rue Gratès 3, 1170 Watermael-Boitsfort

11:30 Ken Loach séance 4 : Un demi-siècle de combats
Conférence d’Olivier Lecomte (critique de cinéma, enseignant)

14:00 Conférence de François Perl (Directeur général du service indemnités de l’Inami et membre du collectif éditorial de la revue Politique)
Dans la prolongation du film « l’Esprit de 45 » de Ken Loach, quel est “l’Esprit de 2017”, les enjeux de la sécurité sociale, des inégalités, du travail et de la solidarité.

A l’heure de la robotisation, de l’intelligence artificielle et de l’uberisation, la sécurité sociale n’a jamais semblée aussi menacée. Et pourtant… Donnée pour morte après chaque crise majeure depuis 4 décennies, elle a survécu aux chocs pétroliers, à la mort du plein-emploi, aux crises financières ou encore à la fin des trente glorieuses. La « révolution numérique » sonnera t’elle le glas de l’État providence ou celui-ci trouvera t’il la résilience suffisante pour se réinventer ?

En partenariat avec la Vénerie, avec la complicité des Dialogues en Humanité

Adresse : Rue Gratès 3, 1170 Watermael-Boitsfort
PAF: 3,5€

  • Projection-Rencontre “Ouvriers-cinéastes : résistance et création collective”

    Dans le cadre de Filmer à tout prix

    Vendredi 1er décembre 2017
    Au Cinéma Aventure
    Rue des Fripiers 15, 1000 Bruxelles

13:00 : Projection de C’est quoi ce travail?
Un film de Luc Joulé, Sébastien Jousse
(2015, 100′, France)
Ils sont au travail. Les salariés d’une usine qui produit 800.000 pièces d’automobile par jour et le compositeur Nicolas Frize dont la création musicale s’invente au cœur des ateliers. Chacun à sa manière, ils disent leur travail. Chacun à sa manière, ils posent la question : alors, c’est quoi le travail ?

15:00 – 17:30 : Rencontre “Ouvriers et cinéastes : résistance et création collective”
Dès sa naissance à la fin du 19e siècle, le cinéma de fiction comme documentaire a mis en scène le travail et la classe ouvrière naissante. Il s’agissait soit de dénoncer les abus de la société industrielle, soit de conserver des images de la civilisation paysanne en voie de disparition, soit encore de permettre l’accès de tous à la culture. S’est alors posée la question du recueil de la parole ouvrière, rendue possible dès les années 1960 par des progrès techniques tel le son synchrone, le développement de dispositifs participatifs (Groupes Medvedkine) ou la mobilisation de la boite à outils des sciences sociales (Chronique d’un été). Cette question reste d’actualité et donne lieu à de nombreuses expérimentations visant à mieux capter la parole et les représentations des travailleurs et, en particulier, à impliquer les ouvriers dans la réalisation du film, y compris ses dimensions artistiques.

Avec :
Pascal Delaunois (programmatrice Le P’tit Ciné- Regards sur le travail)
Luc Joulé (réalisateur de C’est quoi ce travail ?)
Patrick Leboutte (critique de cinéma, enseignant)
Pedro Pinho, réalisateur de L’usine de rien (s.r.)
Henri Traforetti (ancien ouvrier de Rhodiaceta : membre du groupe Medvedkine de Besançon)

Modération : Jean-Paul Géhin (co-fondateur et président du festival Filmer le travail, Membre du comité de rédaction de la revue Images du travail, travail des images, coordinateur.)

 

  • Projection-débats “Les robots de compagnie : quels impacts sur les métiers de l’aide à la personne ?”

Jeudis 18 et 25 janvier 2018
CPAS de Charleroi (Auditorium)
Lundis 5 et 12 mars 2018
Maison de repos de Gilly

12:30 : Projection de Alice cares
Un film de Sander Burger
(2014, 76′, NL)

13:30 Débat
Avec la présence de :
– Denis Pierret (Philocité), Bruno Poncelet (Formateur Cepag)
– Mylène Maigray (kinésithérapeute en chef au CHR, hôpital dans lequel un Robot soigneur est déjà en cours d’utilisation).
– Myriam Jacquemain/Salwa Hattab (Zorabots, entreprise qui conçoit et développe Zora, le petit robot humanoïde au service des personnes âgées)

En partenariat avec le CPAS de Charleroi

 

  • Face à la robotique, l’allocation universelle est-elle salutaire?

Mercredi 24 janvier 2018
Liège

A la Cité Miroir (Espace Francisco Ferrer)
Pl. Xavier-Neujean 22, 4000 Liège

20:00 Conférence de Raphaël Liogier (Sociologue et philosophe. Auteur de Sans emploi : condition de l’homme postindustriel).
Discutant : Cédric Leterme (post doctorant au GRESEA, ULB), adepte du salaire à vie.

En partenariat avec le CAL de la province de Liège

 

Sur réservation : info@mnema.be
PAF : 5€
Inscription souhaitée

 

  • Le modèle coopératif : la force du collectif

    Dans le cadre des États généraux du travail du Cepag

    Lundi 23 avril 2018
    Au Cinéma Caméo
    Rue des Carmes 45-49, 5000 Namur

De 14h30 à 18h : débats sur l’économie sociale et les coopératives
19h30 : Projection de Demain, l’usine (56′, 2016, FR)
Suivi d’un débat avec la réalisatrice Clara Teper et Dimitri Couthiez (Cepag)

Tourné quelques mois après la relance de la production, ce film est une plongée au cœur de la coopérative ouvrière Scop-ti. Après 4 ans de lutte contre la multinationale Unilever, les ouvriers de Fralib se sont réappropriés leur usine et gèrent collectivement leur coopérative ouvrière, la Scop-ti. Quelques mois après la relance de la production, que signifie pour chacun cette nouvelle manière de vivre le travail ? Comment chacun vit-il les jours d’après d’une si longue lutte et d’une si belle victoire ?

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Une campagne du GSARA

Avec le soutien de

Contact : 02/250 13 17