LOGOS-NEWSLETTER-GSARA-FF3333
facebook twitter youtube custom instagram 

CINÉMA EN PLEIN ÈRE DE CONFINEMENT

&

COVID_19 ET MÉDIAS

Face à la crise sanitaire actuelle et à la situation de confinement, nous souhaitons modestement faire un geste solidaire et proposer une série de films, (co)produits par le GSARA, en accès libre. Chaque semaine, nous proposerons 2 films ou plus autour d'une thématique commune et qui seront disponibles gratuitement sur notre site durant 7 jours.

Le Covid_19 est une pandémie mais c'est aussi une infodémie. A défaut de pouvoir vous soigner, le GSARA vous donne chaque semaine les gestes médiatiques qui sauvent.

Cinéma en plein ère de confinement

CONFINEMENT-01_4

Nous poursuivons cette programmation avec deux films et une émission radio qui déplacent le regard sur celles et ceux vivant en maison de retraite et sur les métiers sur soin.

qrti_portait-page-001
QUE RESTE-T-IL...?
Felipe Sandoval
Belgique - 48'- 2014
Produit par Artefacto et en co-production avec le GSARA asbl

Tina et Claude ont 87 ans chacun et habitent dans une maison de retraite. Ils forment un jeune couple heureux qui vit son amour au grand jour… Seulement, ils sont une exception dans un environnement où la solitude des corps et des esprits prédomine au quotidien. Jean-Baptiste, malgré son parkinson qui avance inévitablement, est toujours à la recherche d’une partenaire. Angèle n’accepte pas son entrée en résidence et souffre en permanence de la perte de son mari. Marcel a été contraint de placer sa femme en maison de retraite car son état physique et mental à elle, se détériore jour après jour. Ces témoignages nous partagent quatre visions différentes de l’amour au 3ème âge et nous mènent incontournablement vers la question : Que reste-t-il à la fin de nous jours quand on est seuls…?
fon du jardin
AU FOND DU JARDIN
Lou Vernin
Belgique - 40' - 2009

Produit par les Productions du Verger et co-produit par le GSARA asbl

“ Je connais Sarah et Julie depuis de nombreuses années.
Sarah était une amie très proche pendant l’adolescence,
Et avec Julie c’est toute notre enfance que nous avons partagée.
Des années plus tard je les ai retrouvée toutes deux dans des professions où il s’agit avant tout de prendre soin des autres.
Sarah comme psychologue en soins palliatifs
Et Julie comme enseignante dans une école pour adolescents en difficulté.
C’est parce que je connaissais une partie de leur histoire
que j’ai voulu les interroger sur ce qui les a menées là,
à ces métiers qu’elles font, me semble-t-il, autant pour les autres que pour elles-mêmes.”

D1HCT_quptidienPersonnelSoignant_Plan de travail 1
DANS UNE HEURE, C'EST TERMINÉ - LE QUOTIDIEN DU PERSONNEL SOIGNANT
Réalisation : Thibault Coeckelberghs et Clémentine Lenelle
Belgique - 72' - 2020

Dans une heure c'est terminé est une émission de vulgarisation scientifique mise en place par le Köllektoef dans le cadre des ateliers radio du GSARA-Bruxelles.
A l'heure où les grands sportifs sont obligés de ranger les crampons pour cause de pandémie, le Köllektoef monte sur le terrain pour l'émission "Dans une heure c'est terminé », enregistrée dans des conditions particulières.
Pas de surprise, cette émission traitera du Coronavirus et nous nous tournerons vers le personnel soignant.
Comment les personnes qui travaillent dans le domaine des soins de santé vivent-ils la crise que nous traversons en ce moment ? Comment le coronavirus a-t-il affecté leur quotidien et comment assument-ils les choix compliqués qu'ils doivent faire à l'hôpital ? Sont-ils des héros, qu'on applaudit tous les soirs à 20h, et qu'est-ce que cette crise changera pour eux, quand tout sera terminé ?
Et puis le confinement que nous subissons tous, quel effet a-t-il sur nos comportements ? Avec notre neuropsychologue Elisa Shröder, nous nous pencherons sur le peu d'études qui existent sur le sujet.
Et, tradition oblige, en fin d'émission nous vous proposerons un bref tour de l'actualité scientifique, promis, 100% sans Corona !

COVID_19 et Médias

94217219_10223184406617917_5655784175718891520_n

Résoudre la crise sanitaire grâce aux technologies numériques : une solution salutaire ou une mesure liberticide ?

Face à la pandémie de Covid-19 et à la crise sanitaire qui en découle, différents dispositifs sont envisagés ou ont déjà été mis en oeuvre dans différents Etats du monde afin de lutter contre la recrudescence du virus au cours de leurs étapes de déconfinement. Dès la fin du mois de mars, les principaux opérateurs mobiles autorisés en Belgique avaient déjà mis leurs données en commun avec celles du SPF Santé publique dans le but de combattre le coronavirus dans le cadre de la Data Task Force créée par l'Etat fédéral. La mission de cette Task Force avait notamment pour but de cartographier la localisation et la dispersion de la maladie. Au sein de l'U.E, ce type d'initiatives est encadré par le RGPD (Règlement Général de protection des données) : La collecte et le traitement de données d'une personnes est toujours conditionnée à son consentement sauf en cas de nécessité liée à l’intérêt public (art. 6-1 d et f). En particulier, le « traitement (…) pour des motifs d’intérêt public dans le domaine de la santé publique, tels que la protection contre les menaces transfrontalières graves pesant sur la santé » est autorisée (art. 9-2 i). Le considérant 46 du Règlement se réfère d'ailleurs explicitement au contrôle d’une épidémie : « Certains types de traitement peuvent être justifiés (...) par exemple lorsque le traitement est nécessaire à des fins humanitaires, y compris pour suivre des épidémies et leur propagation. »

De plus en plus d'Etats européens réfléchissent maintenant à des systèmes qui permettraient de pister les malades du coronavirus et leurs potentiels contacts et éviter ainsi une deuxième vague de contamination. Deux systèmes émergent et leur stratégie diffèrent fortement : Le “Tracing” et le “Tracking”.


Le "Tracing”, doit permettre à l’utilisateur d’être prévenu s’il a croisé une personne contaminée par le virus. Il fonctionne grâce au Bluetooth qui permet de détecter les autres smartphones distants de quelques mètres. L’application permet d’établir une liste des smartphones détectés par Bluetooth, liste qui est stockée sur le téléphone. Lorsqu’un utilisateur est positif au Covid, il peut le signaler via l’application, qui envoie une notification aux contacts qu’il a croisés durant les 14 derniers jours, période moyenne d'incubation.
C'est ce système pour lequel de nombreux Etats européens ont opté. Une autre technologie est aussi proposée par Apple et Google qui mettent sur pied une plateforme commune. Ce projet suscite une grande méfiance pour des raisons liées à la protection des données personnelles et de la vie privée.

Le "Tracking" - quant à lui - consiste à suivre les déplacements des utilisateurs via les GPS des smartphones et des antennes-relais. Le GPS du smartphone, voire des bracelets électroniques portés par des malades servent alors d’outil de contrôle. Ce système est grandement privilégié par les Etats asiatiques (Corée du Sud, Taïwan, Singapour,...) mais est globalement rejeté en Europe, à l'exception de la Norvège qui utilise le GPS pour suivre les déplacements des utilisateurs via son application "Infection Stop".

En toute hypothèse et même si les citoyens de l'U.E sont globalement mieux protégés, notamment via des instruments comme le RGPD, il n'en reste pas moins que ces systèmes posent de multiples questions tant sur le plan juridique, éthique, philosophique et politique. Cette sélection d'articles de presse et de cartes blanches vous permet de vous faire un premier aperçu de cette question complexe et met en lumière le basculement de nos sociétés modernes dans l'ère numérique et les enjeux fondamentaux qu'elle pose. Nous vous proposons aussi de découvrir le récent documentaire Tous surveillés : 7 milliards de suspects qui, sur la base d’une enquête internationale, nous plonge au coeur de la course aux technologies de surveillance et de l’obsession sécuritaire qu’elle peut générer.

{Article} Coronavirus: un traçage « humain », priorité à Bruxelles et en Wallonie

{Article} Coronavirus : en Europe, la ruée en ordre dispersé sur les applications de « traçage »

{Article} Les experts de l'UCLouvain vous répondent: "Le traçage téléphonique pose question"

{Article} Carte Blanche : « Comment poser la question des technologies de traçage de manière politique? »

{Article} NOS ARGUMENTS POUR REJETER STOPCOVID

{Article} NHS in standoff with Apple and Google over coronavirus tracing

{Article} Contact-tracing apps must not be used for mass surveillance, warn experts

{Article} Géolocalisation.L’appli de traçage du coronavirus de Google et Apple inutilisable pour 2 milliards de personnes

{Article} Comment les Gafam veulent surfer sur la crise sanitaire mondiale

{Article} «L’urgence de la crise nous fait baisser la garde face à la surveillance numérique»

{Article} Twelve Million Phones, One Dataset, Zero Privacy

{Article} Comment les Gafam veulent surfer sur la crise sanitaire mondiale

{Article} « LE SOLUTIONNISME TECHNOLOGIQUE RESTREINT COMPLÈTEMENT NOS IMAGINAIRES POLITIQUES »

{Documentaire} TOUS SURVEILLÉS - 7 MILLIARDS DE SUSPECTS
LogoGsara_Blanc_vector
FWB_VERTI_PANTONE_ALPHA_WHITE